Comment financer son entreprise ?

Si vous souhaitez vous lancer dans la création d’entreprise et développer une activité pérenne, vous devez toujours tenir compte du financement. Entre les frais liés au dépôt des statuts, l’apport en capital social, l’investissement dans l’achat de marchandises, il est nécessaire d’apporter du financement. Pour plus d’informations, retrouvez les différents moyens de financer son entreprise

Autofinancement : l’apport personnel 

Si vous avez la possibilité de vous orienter vers l’autofinancement, c’est sûrement le procédé le plus simple pour financer son entreprise. Il faut savoir qu’un apport personnel de trésorerie est un avantage considérable dans la création d’entreprise. Cela permet de monter un capital social et ainsi de gagner en crédibilité auprès des tiers (banques, fournisseurs, partenaires, etc.). C’est aussi un bon moyen de recourir à un emprunt. 

Créer une entreprise sans apport personnel n’est effectivement pas réalisable. Même si certaines formes juridiques soumettent un minimum de 1 euro de capital social, vous devez prévoir des frais et un minimum d’apport pour obtenir la confiance de vos potentiels collaborateurs. 

Le coût de l’apport dépend généralement de vos disponibilités ainsi que du secteur d’activité de l’entreprise. Cependant, il doit pouvoir couvrir les coûts de démarrage d’activité (investissements, achat de produits, constitution de stock…). 

Les aides gouvernementales 

Les aides gouvernementales constituent un vrai avantage pour financer son entreprise, et notamment dans le démarrage de l’activité. En effet, il existe plusieurs associations ou structures d’accompagnement à la création d’entreprise dont le rôle principal est justement de vous aider à monter votre entreprise. 

Cependant, ces aides ne doivent pas être la seule source de financement, car la plupart du temps, elles s’inscrivent dans la durée. Elles ne sont donc normalement pas un apport immédiat de financement.  

Les aides gouvernementales les plus courants sont donc : 

  • L’ACCRE (Aide aux Chômeurs Créant ou Reprenant une Entreprise) : aide qui permet une exemption des charges sociales pendant toute une année. 
  • Le CIR (Crédit d’Impôt Recherche) : aide destinée aux entreprises déjà créées pour retrouver une partie de leurs investissements sur l’innovation. Ce crédit n’est toutefois destiné qu’aux entreprises avec moins de 250 employés et avec un chiffre d’affaires de moins de 50 millions d’euros. 
  • Les subventions de l’Union Européenne : subventions offertes par l’UE pour les start-ups évoluant en Europe et se trouvant dans le secteur de l’information et de la communication. 
  • Les concours : il s’agit d’une excellente alternative à laquelle on ne pense pas toujours. Il faut savoir que certains concours (100 projets, concours Total Edhec Entreprendre, concours national de la création d’entreprise…) permettent au gagnant de bénéficier d’une somme conséquente. Ces concours constituent aussi un excellent moyen de lever des fonds et de présenter les projets de création à des investisseurs potentiels. A noter toutefois qu’il s’agit d’une solution qui nécessite beaucoup du temps, de la préparation et aussi du travail, sans l’assurance de résultat positif. 
  • Les Aides régionales : aides telles que la Prime Régionale à la Création d’Entreprise. 
  • Les crédits à moyen ou à long terme ou les crédits d’honneur : crédits sans garantie, sans caution et sans intérêt (ou à faible taux). Ils sont destinés à compenser les besoins en trésorerie de l’entreprise. 
  • Les aides fiscales offertes par l’Etat

La love money 

La love money est sûrement le moyen le plus simple de financer son entreprise. Cet apport en financement consiste à solliciter une aide auprès de la famille, des amis et des proches. Cette solution permet d’avoir un financement conséquent si vous avez l’âme d’un bon vendeur. 

Il est important de noter que la niche fiscale « Madelin » ou IR-PME offre la possibilité aux particuliers qui souhaitent créer une TPE ou PME de profiter d’une réduction fiscale de 18% du coût investi. Vous pouvez vous servir de cette réduction fiscale comme d’un moyen de persuasion. 

En plus de cela, la contribution de vos proches peut entraîner un effet de levier auprès des organismes financiers. Il s’agit effectivement d’un gage de confiance poussant les banques à accorder plus facilement un crédit pour le financement de votre entreprise

Les Business Angels 

C’est un financement apporté par un cadre d’entreprise (en activité ou retraité) disposant de moyens financiers conséquents. Celui-ci investissant dans un projet qu’il estime viable. A part l’apport financier, cet investisseur propose aussi des conseils de gestion, de développement et d’un large réseau. Il peut ainsi accompagner et conseiller les entrepreneurs dans leur projet. Étant actionnaire, il dispose d’une part dans les bénéfices de l’entreprise. 

Le business est habituellement destiné aux start-ups. Puisque le projet de création de start-up nécessite un budget assez important, les frais liés à la création et le développement doivent être considérés. 

Le Business Angel permet de contribuer au capital en échange des fonds apportés. Il faut également savoir qu’en tant que dirigeant ou ancien dirigeant, l’expérience et le savoir-faire des investisseurs sont des atouts importants pour une entreprise au stade de création.

Le crédit professionnel 

liquidité

C’est un crédit bancaire adressé aux professionnels : professions libérales, TPE, entrepreneur, association, agriculteur, artisan, etc. Ce prêt contribue ainsi à couvrir vos besoins en : 

  • Immobilier : achat ou location de locaux, acquisition de bureau en cours de construction ou de terrains. 
  • Equipements : acquisition de matériels, de machines, d’appareils…
  • Trésorerie : apport en capital, fonds de roulement, etc. 

Le versement du crédit peut être réalisé en une seule fois ou en plusieurs fois, en fonction de vos besoins. En ce qui concerne le remboursement, le paiement débute dès que l’intégralité des fonds a été versée. Celui-ci peut s’étaler sur 10 ans selon l’établissement de crédit. Vous pouvez toujours opter pour un remboursement anticipé en échange d’indemnités. 

L’affacturage 

Ce mode de financement est destiné aux entreprises déjà en place. C’est une forme de prêt professionnel qui consiste à demander à une société financière (factor) d’acquérir les dettes des clients pour disposer directement d’une trésorerie. 

Le factor perçoit ainsi une commission d’affacturage et une commission de financement. Ces commissions peuvent aller jusqu’à 3% du coût des créances. 

Le crédit-bail 

Appelé aussi leasing, il s’agit d’un contrat entre un entrepreneur et une société de leasing. Si la société se procure un bien immobilier ou mobilier, vous pouvez alors l’utiliser à votre gré en échange d’un loyer mensuel. A terme, l’entrepreneur peut soit : 

  • Rendre le bien à la société de leasing 
  • Prolonger le contrat 
  • Acquérir le bien et payer la valeur résiduelle

Le leasing est destiné à un entrepreneur qui souhaite financer son entreprise pour développer ses activités, disposer de nouvel équipement ou d’un nouveau véhicule. 

Et pour vous aider à vous développer, découvrez également quelques conseils pour planifier le budget de son entreprise.   

Le crowdfunding 

C’est une méthode de financement participatif qui consiste à financer son entreprise sur internet. Cela est possible en mettant l’entrepreneur en relation avec des investisseurs sur une plateforme de crowdfunding. A noter que la plateforme prélève une commission de 5 à 12% du montant récolté en cas de succès du projet. 

Pour l’entrepreneur, cette méthode permet de recevoir des montants plus ou moins conséquents en limitant les risques. Selon le nombre d’investisseurs, vous pouvez déjà avoir un aperçu du potentiel de l’entreprise. Pour l’investisseur, il sait exactement à quoi sert son investissement. 

Le crowdfunding peut se présenter sous 3 formes : don, prêt et investissement. 

Le crowdlending 

C’est aussi une méthode qui permet de financer son entreprise sur internet. L’entrepreneur va ainsi récolter des fonds sur une plateforme de financement participatif, mais cette fois-ci, sous forme de prêt. Cette méthode de financement connaît un grand succès ces derniers temps. Il faut reconnaître qu’avec un taux d’intérêt d’environ 9%, ce ne sont pas les investisseurs qui manquent. 

Le compte-courant d’associés 

Le compte courant d’associés fait partie des moyens de financement les plus intéressants pour compenser le manque de fonds. En effet, les associés vont financer l’entreprise, soit en apportant des fonds propres, soit en se privant des dividendes et de leurs rémunérations pendant une période déterminée. Dans chacune de ces cas, la procédure doit s’inscrire au passif du bilan de l’entreprise et les intérêts peuvent être déduits du résultat fiscal. 

Le capital-risque 

Le capital-risque est une méthode qui permet de récolter plus de fonds qu’avec des Business Angels par exemple. Il faut savoir que les montants peuvent monter jusqu’à plusieurs dizaines de millions d’euros. 

Cette méthode est appelée capital-risque, car les investisseurs sont conscients des risques qu’ils prennent. Comme pour les Business Angels, l’entrepreneur peut non seulement profiter des conseils des investisseurs, mais aussi de leur réseau. 

Le prêt d’honneur 

C’est un prêt à taux zéro destiné aux personnes qui souhaitent créer une entreprise. Généralement, il n’y a pas de critères définis sur l’obtention de ce crédit. Cependant, certains organismes souhaitent octroyer ces crédits à des entreprises qui créent des emplois par exemple. 

Avec ce prêt, vous n’aurez donc pas à payer d’intérêts et tout ce que vous avez à rembourser est la somme empruntée. De plus, aucune garantie n’est exigée pour disposer d’un prêt d’honneur. Ce dispositif se base ainsi sur une relation de confiance où l’emprunteur s’engage sur l’honneur pour le remboursement du prêt. 

Néanmoins, l’obtention de ce type de prêt n’est jamais facile et il faut parfois beaucoup de temps pour monter un dossier. 

En résumé, vous pouvez choisir entre les différents procédés évoqués ci-dessus pour financer une entreprise. A noter tout de même qu’il n’y a pas de solution universelle pour le financement d’un projet de création d’entreprise. Chaque entreprise a des besoins de financement uniques et vous devez choisir ceux qui correspondent à vos besoins. Il est aussi nécessaire de tenir compte des coûts et des avantages de chacune de ces options avant de prendre une décision. 

Lucy Demah
Lucy Demah

Lucy Demah est une rédactrice talentueuse spécialisée dans la mode, la beauté et la culture. Elle a travaillé pour des médias français de renom tels que ELLE, Vogue et Grazia. Elle est également passionnée par la région de Champagne-Ardenne et aime partager sa passion pour les traditions viticoles de la région dans ses articles.